Compte rendu : la rouge flamande 3


Hello,

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je prends enfin « le courage » de vous faire le compte-rendu de la course de la « Rouge Flamande » qui a eu lieu le 15 novembre dernier, au lendemain des attentats…

J’essaierais d’écrire cet article de la façon la plus légère qui soit, tout en gardant une pensée émue pour ces évènements tragiques et pour les proches des disparus.

Je décide donc de m’inscrire à cette course car elle se déroule dans la ville juste à côté de chez mes parents, chez qui je passe le weekend : la très célèbre ville de Bergues ou encore Beurgues, chez les ch’tis quoi (pour la petite histoire et pour ceux qui me lisent qui ne sont pas du coin, Bergues n’est pas du tout une ville ch’ti mais plutôt flamande ! Personne ne parle « comme cha » à Bergues !!!).

Je décide donc de m’inscrire le samedi, soit la veille de la course. Le tarif est de 6euros et le retrait des dossards se passe sans encombre.

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Le Jour J, je me lève le coeur lourd en pensant à tous ces gens qui doivent se réveiller comme moi, en se disant qu’ils ont perdu quelqu’un qui leur est cher… Quand j’ouvre le volet et que je regarde le temps qu’il fait, je me dis un peu sombrement que le temps est le reflet de l’actualité. Le ciel est gris, chargé et le vent souffle fort, comme une colère profonde qui rugit.

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La course n’est pas annulée et je me dis qu’il faut que j’y aille, ne serait-ce que pour rendre hommage à toutes ces personnes…

J’arrive, comme toujours, un peu à la dernière minute (mais pour une fois, j’ai retiré mon dossard la veille, ne se pose donc pas le fameux problème du où-ai-je-mis-ces-fichues-épingles-à-nourrice !!!). J’avoue que je ne suis pas stressée du tout et je prends le départ…dans les derniers. On est environ 400 au départ de cette course. Je croise un ami qui me propose de faire la course avec moi ! Pourquoi pas ? 

Bon l’avantage que l’on a quand on part dans les derniers, c’est qu’on en double des gens ! C’est bon pour le moral finalement. Il faut juste réussir à doubler les gens sans trop les bousculer.

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Le parcours se compose de deux boucles d’un peu plus de 5km…et ce n’est pas de tout repos. On me prévient mais je l’atteste assez vite ! Ca monte par moment, et surtout ce vent qui souffle me coupe la respiration.

Cependant, comme toujours et c’est ce que j’aime avec les courses organisées, l’effet de groupe me porte ! Je me sens bien, à ma place parmi ces gens qui courent pour la performance ou simplement pour le plaisir de courir ! Plus d’une fois, je me dis « ce sport, c’est quand même quelque chose d’assez unique ». Il faut le vivre pour comprendre. J’étais moi-même très fermée avant à ce genre d’évènements. Payer pour courir ? Et puis encore quoi ? Et finalement, j’adore ça ! On baigne dans une ambiance particulière, conviviale et chaleureuse (c’est peut être parce que je suis partie dans les derniers ceci dit ! lol). Je rigole mais c’est à chaque fois ce que je ressens lors de courses organisées.

Après cet aparté un brin sentimental, revenons-en au parcours en lui-même, il est très varié… J’aime beaucoup. Je sais que certaines personnes sont souvent gênées par le fait de faire « deux fois » le même parcours mais cela ne me pose aucun problème, bien au contraire, ça a un côté rassurant que j’apprécie. On alterne entre chemin et route, un compromis idéal. Je suis juste un peu embêtée pour doubler à certains moments, mais rien de bien méchant.

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Pour ce qui est de MA course en elle-même, je prends beaucoup de plaisir ! Je n’ai aucun chrono, j’écoute seulement le premier kilomètre qui m’indique 5’50 (là, c’est un peu le drame alors je décide de ne plus rien écouter du tout). De ce fait, je cours à la sensation. Je précise qu’à la base, je ne viens pas du tout pour faire « un temps » mais plutôt pour passer un moment agréable. C’est chose faite ! On discute pas mal, mais on décide tout de même de « pousser » un peu vers la fin du parcours ! C’est à ce moment très précis que je ne pense plus du tout « ah la course, quel bonheur de courir, je me sens pousser des ailes – blablabla –  » mais plutôt un truc du genre « Ju, tu peux m’expliquer pourquoi tu es occupée de te faire mal un dimanche matin alors que tu pourrais tout simplement être au chaud chez toi ??? » Je pense que c’est une pensée qui arrive à bon nombre de coureurs à certains moments de leur course ! Jp me pousse et me force à accélérer dans le dernier kilomètre … et ça marche !!! Finalement, mon application m’indique un temps qui me convient tout à fait, vu les conditions météorologiques et le parcours valloné.

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A l’arrivée, un ravitaillement complet et en cadeau, un tour de cou. Bon, ce n’est pas la meilleure récompense que j’ai connue mais je m’en contente.

En résumé, une course que je referai sans hésitation, ne serait-ce que pour l’ambiance et le parcours. Ce n’est pas la course rêvée pour battre son record mais elle est parfaite pour y passer un bon moment !


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3 commentaires sur “Compte rendu : la rouge flamande

  • Masset

    Merci Justine,
    Je suis très content de votre compte-rendu, vous avez tout compris de l’esprit de la RF. Tel que je l’ai voulu il y a 15ans quand j’ai organisé pour la première fois cette course, courir pour le plaisir, profiter des animations sur le parcours et ne pas se soucier du chrono.
    Aujourd’hui je fais toujours parti de l’organisation, mais comme vice-président « maladie oblige » Votre commentaire me met du baume au cœur, l’année prochaine ce sera un autre parcours, un autre lieu de départ, enfin la naissance d’une nouvelle RF. A l’année prochaine j’espère. Pierre MASSET