La boue, les bosses, la pluie, les pointes, le short, bref le cross quoi ! 2


Hello,

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Si vous me suivez sur Instagram ou sur ma page Facebook, vous avez dû vous rendre compte que j’avais participé à la saison de cross. Cela a pris un temps assez important dans mon entraînement. Je vais tout vous raconter !

Pour tout vous dire, je n’avais AUCUNE idée de ce que c’était ! Si, bien sûr, comme tout le monde, on m’avait traîné au fameux cross du collège quand j’avais 13 ans mais ça s’arrête là ! Quand le club dans lequel je m’entraîne m’a parlé de « cross », toute enjouée que je suis, dans ma tête c’était : « tiens, une nouvelle expérience, allez, ça peut être cool ! » Le pompon, c’est quand Stéphane, mon entraîneur, a dit : je t’ai inscrite sur le cross court, c’est 3 km ! Dans ma tête (allez, je l’avoue !), c’était : euh, se déplacer, se changer, s’échauffer pour courir QUE 3 KILOMÈTRES ???????? 

QUELQUES PRÉCISIONS S’IMPOSENT !!!! 

Je vous préviens tout de suite, le mot COOL n’est ABSOLUMENT PAS APPROPRIÉ !!! Je le retire sur le champ ! Le cross, c’est tout plein de choses, mais ce n’est SURTOUT PAS COOL !

Les départementaux

C’est l’étape numéro 1 et ça commence dans la grisaille et sous la pluie. Avec les autres filles du club, on se demande franchement ce qu’on fait là un dimanche après-midi. Arrivées un peu juste, on ne prend pas le temps de bien repérer le parcours et l’échauffement est un peu approximatif. Après tout, on se dit que ce n’est que pour courir 3km350

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Le départ est lancé, et ça part vraiment…vite ! Au bout de 500 mètres, je commence déjà à avoir mal aux jambes (WTF ?), mais je reste confiante, après tout, ce ne sera pas long, je dois bien être capable de faire ça ! Le hic, c’est que je ne sais pas trop où j’en suis, si je dois encore courir longtemps, si c’est bientôt fini … Quelques belles bosses viennent aussi agrémenter le parcours, la relance est difficile, les jambes brûlent …

Je vois l’arrivée, MIRACLE, ENFIN ! Ces 3kilomètres sont les plus longs de ma vie, je tente une petite accélération et j’arrive les poumons en feu ! AH C’EST ÇA LE CROSS ???

Les régionaux

L’aventure est lancée, direction les régionaux et ça tombe bien, ça se passe à 5 minutes de chez moi ! Malheureusement, je suis malade ce jour-là et je m’y rends difficilement. Le parcours est tout de même plus « agréable ». Je n’ai pas dit : plus facile mais il y a moins de buttes et cela convient mieux à mes jambes. Par contre, il fait un temps terrible ce jour là avec un vent assez soutenu. Je fais une mauvaise course, je pars mal et je n’arrive pas à me ressaisir (2km800 seulement cette fois !).

Je finis la course et je rentre aussi vite au chaud chez moi !

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Les inter

Le lendemain, je reçois un message d’un ami qui me dit : « félicitations pour ta qualification aux inter« . Euh, ça veut dire quoi ? Que tu continues encore ! QUOI ?????? Sur le moment, je ne sais pas trop si je suis contente ou pas ! Et puis, finalement, je me dis que c’est une bonne chose, après tout, il s’agit de courir et j’aime ça !

Cette fois-ci, je pars bien à l’heure et j’ai le temps de tout faire : un échauffement correct, un bon repérage du terrain et je reçois les recommandations de Stéphane qui m’accompagne ainsi qu’Oscar, un autre licencié du club.

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  • « Prends un bon départ »
  • « Impose-toi »
  • « tire sur les bras »
  • « Mets un short ! »
  • « Fais toi plaisir »

J’ai essayé de respecter les quatre premiers conseils, j’avoue que pour le cinquième, j’ai encore du mal avec cette notion de « plaisir » associé au mot « cross ».

Pour la petite anecdote, je me couvre toujours beaucoup quand je cours et je vois toujours les autres athlètes courir en tenue hyper légère et j’avais donc dit que si j’allais aux inter, je mettais un short ! Je l’ai fait et franchement, on n’a vraiment pas froid aux jambes quand on court !

Je m’accroche vraiment pendant la course et je donne ce que je peux ! Cette fois encore, j’ai mal dans les jambes au bout de 500 mètres et les bosses de ce parcours ne m’aident pas du tout ! Je sens que j’ai de sérieuses lacunes lorsqu’il s’agit de relancer (ça t’apprendra à ne pas faire assez de côtes Ju !!! me crie mon cerveau). Je termine tout de même contente de moi avec les poumons en feu pour ne pas changer.

Je courais avec l’équipe d’Arras, qui est une très bonne équipe. A la fin de la course, on me dit que l’équipe est qualifiée pour les Championnats de France de cross country …

Direction le Mans

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Je prends quelques jours de réflexion… Déjà, je sais très bien que je n’ai pas le niveau pour aller aux France et que ce sera difficile pour moi. Ensuite, ça monopolise tout un weekend pour au final courir 3km800 ! Vu comme ça …

Finalement, je décide d’y aller, après tout, ça ne se reproduira sûrement plus jamais et au moins j’ai de quoi raconter ici ! lol.

J’ai la chance d’être accompagnée de mes parents, ce qui me soulage beaucoup. La veille, j’ai le temps d’aller chercher mon dossard et de repérer le parcours. Ca se passe sur l’hippodrome du Mans qui est … boueux ! Mais attention, pas juste un peu de boue hein, genre de la boue sur tout le parcours avec des endroits où on s’enfonce vraiment beaucoup.

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Le jour J, je suis stressée ! J’essaie de faire tout ce qu’on m’a appris : un bon échauffement, les gammes, les lignes droites mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir peur de la dernière place ! C’est bête, je sais mais ça m’angoisse. Il y a quand même plusieurs moments où je me demande vraiment ce que je fais là (notamment quand j’entends les athlètes parler de JO et championnats d’Europe …). Je reçois plein de messages d’encouragements et bon, je me dis qu’il est un peu tard pour faire demi-tour quand même !

Et bizarrement, ce n’est pas « si’ terrible ! Attention, je finis cramée avec mes poumons hors service encore une fois mais j’ai presque pris un peu de plaisir. Je pense que c’est lié au fait qu’il y a tellement de monde (260 au départ) qu’on ne court jamais toute seule. J’avais aussi une équipe de choc pour m’encourager avec mes parents et mon frère et sa copine qui avaient aussi fait le déplacement. Et au final : je ne suis pas dernière !!!

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Le numéro du dossard, on en parle ou pas ???

 

Au final,

si je devais dresser un bilan de cette petite aventure qu’est le cross-country à quelques jours de la fin de la saison (ça aide), je dirai que c’est une très bonne expérience que je ne regrette pas. Ca reste un super support pour une préparation hivernale, alors qu’il y a peu de courses organisées à cette période. J’ai également oublié la notion de « chronomètre ». Incapable de vous donner mes temps sur les différentes courses…

Le cross, c’est dur !!! D’ailleurs, je prenais le départ en me disant : « tu vas avoir mal » et je me le répétais tout le long de la course « tu as mal mais ce n’est pas grave, un pas devant l’autre ! »

C’est l’école de l’athlé, la base, je pense que tous les athlètes devraient commencer par faire un peu de cross. Parce que c’est dur justement et que ça forge le mental. On est bien loin des courses super organisées avec un t-shirt à la fin, la médaille, les ravitaillements de fou… Le cross, c’est :

  • se changer sous des tentes
  • pas forcément de ravitaillement
  • pas de douche
  • terminer en étant couvert de boue
  • devoir nettoyer les pointes en rentrant

Oui, le cross, ce n’est pas sexy et ça ne fait pas rêver ! Oui, le cross, c’est exigent ! Oui, le cross, ça fait mal ! Et je pense que la notion de « plaisir » est difficile à expliquer. On n’en prend pas forcément sur le moment, en tous cas, pour ma part. Sur le moment, tout n’est que douleur mais je pense que c’est parce que je manque d’expérience et que c’était ma première saison. J’ai commis des erreurs, à ne pas repérer le parcours, à partir pas suffisamment échauffée et surtout je ne savais pas ce que c’était ! Si je recommence l’année prochaine, je n’aborderai pas les choses de la même façon. Je me préparerai davantage par un travail de côtes plus conséquent, j’essaierai de courir plus souvent dans la nature sur des sols variés. D’ailleurs, pour prendre du plaisir, il faut peut être doubler des gens, ce qui ne m’est pas arrivé très souvent … lol.

Il faut faire preuve de vitesse et de puissance. Participer à un cross country en hiver, est un excellent moyen de travailler sa VMA, et couplé à de la PPG, cela permet de faire du foncier pour préparer ses objectifs du printemps. Le terrain est plutôt herbeux et accidenté. Il faut savoir gérer les changements de rythme.

En tous cas, j’ai hâte de voir quels seront les effets de cette saison sur d’autres courses ! Je suis contente d’avoir participé et je suis également contente que ce soit fini ! Je ferme la page pour plusieurs mois avec le sentiment du travail accompli.

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Vous avez déjà fait du cross ? Vos impressions ?


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2 commentaires sur “La boue, les bosses, la pluie, les pointes, le short, bref le cross quoi !

  • HOLLYVIA

    Aaaah ça me rappelle pleins de souvenirs cet article. Effectivement le cross du collège on l’a tous fait mais tous les ans je faisais aussi le cross départemental, le régional et même le championnat de France une fois et tout ça jusqu’au lycée. Que des bons souvenirs (malgré l’envie de mourir à chaque fois), c’est surtout les souvenirs avec les copains & copines. J’ai même fait un cross sous la neige une fois (en Bretagne dans les dunes). Et bah tu vois, ça me donne envie de recommencer 😉 RDV l’hiver prochain 🙂