A propos


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Je m’appelle Justine, Ju pour la plupart des gens, j’ai 26 ans et j’habite dans le Nord de la France.

Je suis également enseignante et passionnée de course à pied et de fitness.

Cela fait un petit moment que l’idée de tenir un blog fait son petit bout de chemin dans ma tête, ça y est, je me lance…J’espère vous transmettre un peu de ma passion.

 

Mes débuts avec la course à pied ont été quelque peu fastidieux…
En 2010, lorsque je m’inscris au concours de professeur des écoles, il fallait choisir l’épreuve sportive « 1500 mètres », ou « danse ».

Sans hésitation, ce sera le 1500 mètres. Je n’aime pas trop courir mais dans ma tête, je me dis « 1km et demi, ça devrait pouvoir le faire ! » Pas trop inquiète donc …

Mais prévoyante ! Je me dis qu’il faut quand même que je fasse un « état des lieux de mes capacités ». Me voilà donc, un peu à l’arrache faut bien l’avouer, sur une piste d’athlé en me disant que dans quelques minutes, ce sera fini. Je vous rassure, j’avais quand même mis des baskets !

Mon copain, sentant peut-être le mode « freestyle émanant de moi, me précise gentiment : « Tu sais, Ju, 1500 mètres, ça fait quand même trois tours de piste et demi, il faut que tu gères ton effort. »

Un peu obstinée, je me rassure : « cause toujours, ça ne doit pas être si terrible que ça ! »

 

C’est parti, le top départ est lancé. Je démarre sur les chapeaux de roue (plus motivée que jamais et surtout pressée d’en avoir terminé). Je vais vite déchanter (ça, je ne le savais pas encore).

1er tour : c’est bizarre comme ça paraît tout de suite plus long un tour de piste quand on le court que quand on le regarde… 100 mètres, 200 mètres, 300 mètres, les pulsations commencent déjà à monter…

2ème tour : je fais bien moins la maligne, je suis déjà essoufflée. Au loin, j’entends mon copain crier : « Respire bien !! », « J’ai l’air si en galère que ça, c’est ça ??? » Visiblement, oui !

3ème tour : HEIN ? QUOI ? COMMENT ? Mais c’est INTERMINABLE ! Mon esprit s’emballe et j’imagine déjà la scène dans ma tête : il va falloir appeler les pompiers, me donner un masque à oxygène… tout ça pour un stupide test de 1500 mètres…

La fin doit être folklorique, je peine à avancer, je suis au bord de l’asphyxie et je suis rouge pivoine. Je n’entends plus les encouragements qui me sont donnés, je veux juste que ça s’arrête, qu’on me dise que j’ai explosé le chrono (optimiste, je vous dis !) et que je rentre chez moi.

La ligne d’arrivée franchie, j’ai envie de m’écrouler par terre (en réalité, je m’écroule littéralement par terre) et de ne plus bouger. DE L’AIR !!!

Mon copain me dit « surtout pas, tu dois continuer à marcher », mais à mon regard (ou à ma respiration haletante), bizarrement, il n’insiste pas plus que ça !

A sa tête, je comprends bien vite que le résultat ne sera pas à la hauteur de l’effort (surhumain) que je viens de réaliser.

« Bon, si on se réfère au barème du concours, tu aurais … 2/20 ! »

 

C’EST UNE BLAGUE ???

 

Plus besoin de passer sous la douche, elle est prise de suite et elle est glaciale. Moi qui me prenais déjà pour Usain Bolt au féminin franchissant victorieusement la ligne d’arrivée sous les acclamations d’un public en délire (je m’égare là …), je n’avais plus qu’à prendre mon courage à deux pieds et COURIR !

 

Cette situation reste anecdotique mais c’est comme ça que mon histoire de runneuse a commencé …